Learning Lines.

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Un frisson dans la nuit...

La fatigue s'accumule. Ma deuxième nuit blanche de la semaine, histoire de finir l'été de façon spectaculaire. Routine bites hard. Et je suis complètement épuisé. Depuis six mois, j'ai fait plus de choses en tellement peu de temps que j'ai du mal à croire ça possible... Les élections, les manifs, les réunions à la pelle, les soirées par dizaines, les concerts, les festivals, et les gens foufoufous. Et depuis quelques semaines je commence à sentir la fatigue, et la rentrée qui approche. Le 2 à 9 heures. Même pas peur. Je sais plus trop ce que je fais. Je doute de moi-même constament avec de périodes de rémission occasionelles. C'est insuportable. J'ai été minable jeudi soir. Du genre un peu trop bourré, je deviens un type que je déteste. (enfin pas totalement, mais quand même). (et puis après tout le but c'était d'être minable, non ? x). Et puis je supporte pas les défauts des autres parce que je supporte pas les miens. Et puis et puis et puis j'ai peur de la réaction des gens, j'ai peur de plus être aimé. Je doute de moi à travers eux, je doute de moi-même par leur regard. Mais pour une fois je suis amoureux de quelqu'un sans que ce soit la possibilité que ce soit réciproque qui m'y pousse. Je vais lui dire. Pour pas avoir de regrets, encore. En espérant qu'elle ne se vexera pas, parce qu'après tout je m'en contrefous. (Enfin j'essaie du moins). Et j'ai été raconter à mon frère tout, absolument tout. Tout ce que je lui cache depuis des années, je lui ai tout dit. Je sais pas trop quoi en penser. Pour le moment je joue à comme si de rien était. Mais je déteste ce jeu. Soirée ce soir, Underground demain, je vois Alex lundi, et Camille peut-être, et puis peut-être encore une soirée, lundi soir, la toute dernière, l'ultime, entre meilleurs amis. Je disais déjà, l'an dernier, que c'était l'été le plus formidable qui ait jamais existé. On a explosé le record.

Il faut croire que tout ça n'a pas d'importance. Que j'aime, et que ça n'aura aucune conséquence, et que ça va s'effacer...s'oublier...

Et j'aimerais tant arrêter de douter.

Joy d.

Pete & The Pirates - Mr. Understanding.

Savent-ils que de toute manière le bonheur est un mystère ?

Ils répètent qu'ils donneraient cher pour une femme, un adultère...

Caravan Palace in Luxey.

Des étoiles sous les paupières.

Vide. Blanc. Flou artistique.

Mais je suis là, maintenant.

Probablement. Une perte. Une fuite. Un de ces moments où le temps s'écroule. Et ta vie avec. "Je" n'est plus. Et n'a jamais été qu'une suite de regrets. Le discernement s'est évanoui dans l'obscur. Et la lumière n'éclaire plus que des nuages noirs. Il n'y a pas d'ombres au tableau. Mais le tableau est noir. La douleur du soi-même est retranscrite comme on on souhaiterait ne jamais la voir. Elle est là. Et elle revient. Et encore. Et elle efface tout. Rien n'existe. "Je" est mort. L'acteur en devient pâle figurant. Et il disparaît, une nuit, au coin d'une ruelle sombre, là où jamais personne ne passera plus.

Jusqu'à ce que l'espoir...

Et puis. Un temps. Un moment. Et il n'y aura plus rien. Jour & Nuit mêlés dans la même douleur, dans la même noirceur. On vit des autres. Sortir de la douceur de la caverne de Robinson, seul, c'est... traverser un océan à la nage. Chaque brasse est un souvenir. Chaque souffle est une terreur. Chaque battement de coeur, une erreur. Et quand il m'arrive de me demander, dans des moments de fatigue profonde, quand "tout" remonte, à quoi ça a servi, tout ça, je suis horrifié par la seule réponse que je suis capable de formuler. [...] Et tout ça se noie et se débat au fond de mes souvenirs. Chaque nouvelle fuite est tentante. Chaque nouvelle tristesse est effrayante.

L'abîme a l'air d'être de plus en plus noir et profond.

Je veux pas tourner en rond.

Black & White.


(ça fait du bien d'écrire)

Mesecina

La musique et les questions forment le serpent de l'infini dans ma tête. Le serpent qui se mord la queue. J'écoute Winston McAnuff et maintenant Goran Bregovic encore et encore et encore. J'ai fait ça toute la nuit. Jusqu'a six heures très exactement. Heure de mon assoupissement momentané. Et les travaux débutèrent dans ma rue. Ô joie. Je me suis finalement levé à 16h. Why not. Human after all. Je scrute par la fenètre à la recherche du clair de lune qui pourrait illustrer Mesecina. Et je répète et je répète encore. Les mêmes contradictions. J'essaie de faire mentir ce flottement. Cet égarement qui me perd. Nitko ne zna. C'est tellement stupide. Et ça me rend tellement heureux. Contradictoire...


Je me remets à écrire. Les idées et les images refleurissent in my head.
La musique n'y est en rien étrangère.


Goran Bregovic - Mesecina

Nitko ne zna, nitko ne zna
Personne ne sait, personne ne sait
Nitko ne zna
Personne ne sait
Nitko ne zna što sja
Personne ne sait ce qui luit.

« Un clair de lune à midi ?
Ou le soleil à minuit ?
Des cieux tout là-haut, une lueur jaillit...
Personne ne sait, personne ne sait, personne ne sait
Personne ne sait ce qui luit.
»
Emir Kusturica, Underground.


ïcture By Anormals on dA (Clik)

Le bonheur est constitué de choses simples.
Parfois mêmes inexistantes.

Diary of the silent years

As the sun is setting in the sea...

Il écrivait ses lubies.
Comme un exutoire à ses passions, l'écriture...
Une puissance souterraine, conduisant le sillon qui ravage son esprit,
Ouvrant la voie aux insoupçonnés secrets de l'inconscience muette...

Un cri.
Dans la nuit.

THE SUN, IS SETTING IN THE SEA.


Winston McAnuff - Sun Setting in the Sea (Acoustique)


Diary of the Silent Years

Life is so damn real.


:)

Un quai de gare. Sombre et sale. Les lumières blafardes sont comme une explication, un avertissement à l'entrée à destination des nouveaux voyageurs, un simple et amer rappel aux habitués. Un autre univers. Au-dehors, il est tard. Le monde de la nuit est une infinté de petits univers cloisonnés et étriqués.

Les humains sont des êtres étranges. L'image des autres s'estompe, s'efface. Laisse au rêve sa place. Le souvenir est une zone d'influence. Un symptôme de l'affection. Le souvenir a un visage différent. Influencé par l'inconscient, il prend des formes rêvées, fantasmées, magnifiées.

La beauté du souvenir résumée par sa sentimentalité.

I don't need to be forgiven

I don't need to fight, to prove I'm right...

Une absence. J'arrive plus à exprimer ce que je vis et ce que j'ai ressenti de manière satisfaisante. Ces 20 derniers jours... Les vieilles charrues, Hendaye & SanSebastian, l'anniversaire d'alizon. Et puis le vide. Le manque d'envies et l'envie de fuir. La tristesse et la morosité. La fatigue, l'épuisement et la folie. Et toujours ces mêmes questions qui profitent de ces moments de faiblesse pour ressurgir. Et toujours ces mêmes réponses stupides.

À croire que ça irait mieux, à deux.


The Who - Baba O'Riley

Karlélie