There's no place to hide.
par Kolia, samedi 13 juin 2009 à 23:50 | General
« Why is the bedroom so cold ? »
Cat Power - Hate.

par Kolia, samedi 13 juin 2009 à 23:50 | General
« Why is the bedroom so cold ? »
Cat Power - Hate.

par Kolia, samedi 13 juin 2009 à 16:11 | General
Dream to die.
Questions borgnes aux réponses claudiquantes.
J'aime toi.
J'aime ce que tu es, j'aime qui tu es. Tu es mon amie, même si quand je le prononce ce mot me déçoit déjà un peu. Je ne t'ai rien dit parce que je voulais pas t'effrayer. Je vis mal ma vie. On se rend compte qu'on est une sorte de trop-plein de problèmes et de névroses toutes plus graves et profondes les unes que les autres. Blessures qu'on ne comprend pas, infections dégoulinantes de pus dont on ne connait pas l'origine. On essaie de colmater les fissures et d'empêcher la gangrène de s'étendre à nouveau. J'ai cette peur d'être abandonné qui a l'air de guider ma non-vie sentimentale. J'ai besoin d'être rassuré, aimé, comme tout le monde finalement. Mais ce besoin prend un côté pathologique au fur et à mesure. Je suis rarement capable d'aller jusqu'au bout et d'assumer ce que je ressens pour les gens par peur systématique de l'abandon. Je prend des airs méchants ou nonchalants pour ne pas montrer que j'en ai quelque chose à foutre. Si je ne donne pas l'air d'être attaché je ne peux pas être déçu, en apparence du moins. Et c'est le côté tragique de l'affaire. Ne pas montrer son attachement revient à pousser au loin les autres. Et ainsi on se met à chercher de nouvelles personnes à qui s'attacher. Pour gagner quelques preuves d'affection et marques d'attention, parce qu'on en a désespérément besoin, de plus en plus à chaque fois. Et alors on leur donne artificiellement plus de valeur qu'elles n'en ont, parce qu'on en a besoin. Et puis les choses s'avèrent décevantes, teintées de la fausseté dans laquelle on les a trempées. Quand les contradictions s'entrechoquent la tristesse reprend le dessus, sans que l'on comprenne qu'elle était toujours là, tapie dans un coin sombre à attendre son heure. On se persuade que, oui, tout ira mieux à deux. Et tout finit par tourner autour de cette question alors que c'est une partie du problème et non sa solution. Et on s'enferme dans le grand manège de l'espoir où tournent sans fin l'illusion et le rêve.