Learning Lines.

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Dans l'oeil du cyclone.

Pulsions assassines.

Les épreuves sont éprouvantes. C'est dans leur nature. Ces quelques jours furent extraordinaires. J'aime vivre comme ça, pleinement. Même si je n'avais pas pleinement conscience de vivre (principalement parce que j'étais plutôt plein). Mais, même comme ça, il y a toujours de l'insatisfaction. Alors je me demande... S'il ne faudrait pas lower my expectations. Parce que j'arrive pas à ce que je veux, et que la quête du désir met des oeillères à mon bonheur. Alors, le désir modeste, Kolia ?



Una Mas Trio - Clear As Water.


Picture by Bedroom Door on dA

« Le malheur avec un type intelligent,
c'est qu'il n'est jamais assez intelligent
pour ne pas se dire qu'il est le plus intelligent. »
Boris Vian

There's no place to hide.

« Why is the bedroom so cold ? »



Cat Power - Hate.

Picture from the movie Control

Reach the Shore.

Dream to die.

Questions borgnes aux réponses claudiquantes.

J'aime toi.

J'aime ce que tu es, j'aime qui tu es. Tu es mon amie, même si quand je le prononce ce mot me déçoit déjà un peu. Je ne t'ai rien dit parce que je voulais pas t'effrayer. Je vis mal ma vie. On se rend compte qu'on est une sorte de trop-plein de problèmes et de névroses toutes plus graves et profondes les unes que les autres. Blessures qu'on ne comprend pas, infections dégoulinantes de pus dont on ne connait pas l'origine. On essaie de colmater les fissures et d'empêcher la gangrène de s'étendre à nouveau. J'ai cette peur d'être abandonné qui a l'air de guider ma non-vie sentimentale. J'ai besoin d'être rassuré, aimé, comme tout le monde finalement. Mais ce besoin prend un côté pathologique au fur et à mesure. Je suis rarement capable d'aller jusqu'au bout et d'assumer ce que je ressens pour les gens par peur systématique de l'abandon. Je prend des airs méchants ou nonchalants pour ne pas montrer que j'en ai quelque chose à foutre. Si je ne donne pas l'air d'être attaché je ne peux pas être déçu, en apparence du moins. Et c'est le côté tragique de l'affaire. Ne pas montrer son attachement revient à pousser au loin les autres. Et ainsi on se met à chercher de nouvelles personnes à qui s'attacher. Pour gagner quelques preuves d'affection et marques d'attention, parce qu'on en a désespérément besoin, de plus en plus à chaque fois. Et alors on leur donne artificiellement plus de valeur qu'elles n'en ont, parce qu'on en a besoin. Et puis les choses s'avèrent décevantes, teintées de la fausseté dans laquelle on les a trempées. Quand les contradictions s'entrechoquent la tristesse reprend le dessus, sans que l'on comprenne qu'elle était toujours là, tapie dans un coin sombre à attendre son heure. On se persuade que, oui, tout ira mieux à deux. Et tout finit par tourner autour de cette question alors que c'est une partie du problème et non sa solution. Et on s'enferme dans le grand manège de l'espoir où tournent sans fin l'illusion et le rêve.

Kolia, Dialogues fictifs à mes amis imaginaires.



Beirut - Elephant Gun

Picture by Citr0uill3 on deviantart

Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Sombres humeurs. Tristes noirceurs.

En vérité tout cela est bien triste mon amie. J'ai en vain cherché ce moyen d'arriver à mes fins. A savoir votre soumission totale et inconditionnelle à ma personne. Ce monde est d'une tristesse... Alors voilà ! C'est ainsi. Moi ici, vous là. A défaut de vous posséder, chère, ce qui était ma fin, mon but, je me contenterai du moyen pour y parvenir que j'avais envisagé. Votre capture. C'est très dommageable pour tout dire. - Il s'arrête un instant et abaisse soudainement un loquet dans un claquement assourdissant. - Je m'étais habitué à votre présence. Mais... C'est ainsi. La mort vous attend... C'est un peu ma mort si l'on y réfléchit bien. C'est un point que pose la machine à écrire divine sur la page de ma magnifique vie. Serais-je une page d'un livre, ou le brouillon qui s'en va roulant dans les poubelles de la postérité ? C'est à vrai dire fascinant. Quelque peu vertigineux aussi. Mais après tout, je vous dois reconnaissance. Vous êtes une phrase de la page que j'écris, et comme chacun sait, les belles phrases font les beaux romans. - A nouveau, l'homme arrête sa marche et abaisse un loquet produisant un second "CLAC" -.

*La lumière s'éclipse, la scène s'assombrit.*

Retour aux fondamentaux.



The Prodigy - Worlds On Fire

Picture by ksousa on deviantart

Génération de poètes déchus. D'artistes aux yeux perdus, à la conscience floue. Génération d'idéalistes aux idéaux lointains. Le poids est grand, sur nos épaules. De ce que nous devons faire, de ce que nous devons éviter à tout prix. Le monde est à changer, à empêcher de s'écrouler.

L'essence du monde est l'existence de l'homme.

Kolia, Aux héros de la voltige.