Je déteste cet état de solitude détestable. Le téléphone sonne, le répondeur exécute son office. Trop souvent à mon goût. Et puis c'est ce sentiment de manque et d'impuissance qui est abominable. Y'a une ambiance de merde ici. J'ai pas envie de terminer cette journée en queue de poisson, j'aurais voulu voir quelqu'un, peu importe, un ami. Pas rester seul. Je suis épuisé et ça affecte grandement mon moral.

Charlélie répond pas, je sais pas ce qu'il fait, c'est bizarre, inquiétant presque. Et il pleut. Et l'orage. Et l'eau, partout. Et puis toujours ce foutu questionnement incessant. Je supporte plus. Ai-je jamais supporté ça ?

Whatever.

Cette horrible impression de vivre dans un rythme sur lequel je n'ai aucune influence, d'être perdu dans des périodes cycliques de doute et d'acharnement. Je relis souvent ce que j'ai écrit, relire sans lire vraiment. Difficile de voir. Et puis je sais pas, c'est une sorte de bipolarisation entre euphorie et déprime perpétuelle. J'arrive pas à me croire en capacité d'atteindre des objectifs alors je me sabote moi-même, d'une manière ou d'une autre. Entre le "tu sais je t'aprécie vraiment" beurré et le " je suis amoureux, de toi" sur msn et le reste, ça fait un beau bouquet. Je vais expliquer à des gens qu'il faut prendre contrôle de sa vie, reflexivité machin blabla, et j'arrive même pas à décider quand je veux être moi-même. C'est seulement "à condition que...". Toujours en interdépendance de gens. Divers. Et là y'a personne. Même les virtuels qui habitent à 800km.

La folie douce.

What you're up to.

Demain c'est l'an prochain.

« Et sur le devant de la scène
Rugissait un ours blanc »