Learning Lines.

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Gutter poets.

La silhouette penchant vers l'abîme, l'âme penchée vers la mort. Le vent dans les cheveux, des larmes dans les yeux. Un pas plus loin se trouve le vide. Qu'est-ce qui conduit l'homme au bord du précipice ? La réponse a-t-elle une quelconque forme d'importance ?

Là bas, en-bas, transformés en pions par le vertige de béton, les passants crient. Ils repoussent l'homme, ils dissuadent l'ange d'arracher ses ailes dans une dernière envolée. Ils conjurent le sort de leur propre peur, de leur propre mort. Chaque disparu rappelle à chacun sa propre fin, sa propre disparition, à venir. Est-ce par pur altruisme que ces passants hurlent, luttent de toutes leurs forces pour empêcher l'homme de chuter ?

Les histoires nous répètent que cet homme ou cette femme, en équilibre sur la balustrade d'un immeuble ou sur le parapet d'un pont sera sauvé par ce héros magnifique, cette figure du quotidien que l'on essaie tous de voir dans son miroir. On nous répète qu'ils seront dissuadés à temps, que le monde continuera de tourner pour eux car quelqu'un aura trouvé les bons mots pour leur dire sans originalité que "la vie est belle".

Mais il est tombé
La gueule sur le pavé.

Dans le vide et le vent
L'espace d'un instant,
On aurait dit qu'il volait.



Knaan - Fire In Freetown.

Picture by Holeeelou on dA

« And any men who knows a thing
Knows that he knows not a damn damn thing at all »

Poésie des paroles silencieuses.

Ressac.

« Quand la lune dehors à travers les trous de la vieille toile
Allumait un ciel tout rempli d'étoiles »


Joy Division - Ice Age.

Image de Mephistah sur dA (clic)

« On peut appeler cet état liberté.
On peut l'appeler indifférence.
On peut l'appeler hasard. »
(Rimbe)

L'épuisement et la folie.

Je déteste cet état de solitude détestable. Le téléphone sonne, le répondeur exécute son office. Trop souvent à mon goût. Et puis c'est ce sentiment de manque et d'impuissance qui est abominable. Y'a une ambiance de merde ici. J'ai pas envie de terminer cette journée en queue de poisson, j'aurais voulu voir quelqu'un, peu importe, un ami. Pas rester seul. Je suis épuisé et ça affecte grandement mon moral.

Charlélie répond pas, je sais pas ce qu'il fait, c'est bizarre, inquiétant presque. Et il pleut. Et l'orage. Et l'eau, partout. Et puis toujours ce foutu questionnement incessant. Je supporte plus. Ai-je jamais supporté ça ?

Whatever.

Cette horrible impression de vivre dans un rythme sur lequel je n'ai aucune influence, d'être perdu dans des périodes cycliques de doute et d'acharnement. Je relis souvent ce que j'ai écrit, relire sans lire vraiment. Difficile de voir. Et puis je sais pas, c'est une sorte de bipolarisation entre euphorie et déprime perpétuelle. J'arrive pas à me croire en capacité d'atteindre des objectifs alors je me sabote moi-même, d'une manière ou d'une autre. Entre le "tu sais je t'aprécie vraiment" beurré et le " je suis amoureux, de toi" sur msn et le reste, ça fait un beau bouquet. Je vais expliquer à des gens qu'il faut prendre contrôle de sa vie, reflexivité machin blabla, et j'arrive même pas à décider quand je veux être moi-même. C'est seulement "à condition que...". Toujours en interdépendance de gens. Divers. Et là y'a personne. Même les virtuels qui habitent à 800km.

La folie douce.

What you're up to.

Demain c'est l'an prochain.

« Et sur le devant de la scène
Rugissait un ours blanc »