I'm unhappy. And drunk. Je sais pas. J'me sens pas bien. Vide, pas confiant. D'habitude j'en suis pas conscient de suite. Et là j'me sens mal. Manque. Vide. Désir. Tout ça. Frustration. Fuck it. Mes doigts sont gelés. C'est terrible. Je sais pas faire. J'me sens seul. Sentimentalement c'est pas nouveau. Mais socialement aussi. J'suppose qu'on est toujours seuls. Mais je supporte pas, plus. That's why i'm drunk at 11'. Et puis c'est fatiguant... Répétitif. Toujours avoir peur des mêmes choses, toujours se rendre compte que les mêmes choses nous bloquent sans le voir, toujours perdre sa confiance en soi dans le regard des gens. Toujours ces putains de questions merdiques qui bousillent mon crâne innocent (yet). So I'm unhappy. Unsatisfied. Je voudrais un foyer. Je voudrais des amis, je voudrais mes amis. Je voudrais arrêter de douter. De moi et des autres. Et ça me fait pleurer, sur mon oreiller.

P'tetre parce que j'suis saoul.

J'ai l'impression de pouvoir écrire des heures. Répéter et répéter "je suis malheureux", détailler les causes, en trouver de nouvelles plus profondes et vicieuses indéfiniment. Ca me lasse. Ca aussi. Je sais plus quoi faire. Je suis perdu. Je voudrais un refuge, un câlin, un bisou. Se dire qu'il fait chaud, et comme on aime ça...

J'étais heureux, cette semaine là. Un peu bizarre, pervers à dire. Y'avait rien du tout. Mais j'étais heureux d'une perspective que je croyais assurée. Et je me levais le matin. Je sais plus quoi faire. A chaque échec (ou rupture pour les gens normaux), on a l'horizon qui se brouille. L'impression que c'était unique blabla. Surtout l'impression qu'y'a pas d'avenir plus loin. Le monde social est essentialiste. Quelle enculé 'çui là.

Et puis y'a toujours ces raisonnements auto-déstructeurs de merde là. Genre je suis qu'un con, l'histoire se répète blabla, je plais aux gens au début et après ils me détestent. Bollocks. Je m'insupporte again. Et je suis tellement... impuissant... (ça va rangez vos blagues). Et toujours ces avenirs qui s'écroulent toujours. P'tet parce que je m'appuie trop dessus. Pour continuer dans la métaphore miteuse. C'est pas ma faute je suis bourré.

Avec mon r'gard bovin et mes quat' grammes dans l'sang.