Et si je te disais
Tu es ma poupée

Me haïrais-tu alors ?
De te rendre ainsi inanimée
Vide en-dedans vide en-dehors
De ce que tu as aimé.

Me reprocherais tu ce tort ?
De vouloir garder tout près
Chaque jour un peu plus aimée
Ta petite carcasse aux cheveux d'or.

M'aimerais tu encore ?
Si je te dispersais aux quatre vents
Si je t'offrais à tous les passants
Vantant ta beauté dans la mort.

Mais je ne suis qu'un charlatan
Qui n'aurait pas voulu voir couler le temps
Ailleurs qu'entre tes bras m'étreignant.
Je ne puis rien faire, petite poupée fuyante,
Pour t'empêcher de m'échapper.

Mais tu serais d'autant plus belle,
Immortelle.

Ma poupée.



La Rue Kétanou - Les Maisons.

La tête posée sur le comptoir de mes rêves...


Picture by Guns-of-Brixton on dA

« Où mes bras,
Qui comme une tanière
Abriteraient le paradis
Que sont tes je t'aime
»