Il ne se passe pas grand chose au pays des rêves ces jours-ci.
par Kolia, lundi 5 janvier 2009 à 04:25 | General | #310 | rss
Bientôt 10 jours sans une réelle nuit de sommeil.
Je déambule dans le noir en refoulant l'idée d'angoisses pour embrasser celle d'insomnies passagères. La nuit est à la réalité ce que je jour est au mensonge. La nuit est vraisemblante et le jour n'est qu'une immense pièce de théâtre. Mes nuits sont plus proches d'une réalité transcendante de solitude et de noirceur. Au détour d'une ombre la violente douleur des larmes, trop sèches, malheureusement.
Je ne sais plus quoi faire, s'il y a quelque chose à faire. Je cours après un idéal de clairvoyance assurée mais je suis fragile et timide. Mais cette réponse est bien trop facile, la recherche d'une ou de réponses véritables échoue au fond des abysses jonchés de tant de décombres... C'est l'habituelle rengaine, on croit s'en sortir, trouver les mots, trouver la voie, et trois nouveaux boulets qui ont toujours été là nous enchainent et nous renvoient en arrière. Je suis peut-être fragile... et tellement brisé ?
J'ai perdu un rythme commun aux autres humains et des vieux démons ont ressurgis en m'enfermant dans des questionnements infinis. J'y arrive plus tout seul, à ça, à me sortir de ça, de ce cycle merdique qui me détruit physiquement et mentalement. J'en viens à me questionner pour savoir si les 4 seules heures de sommeil que j'ai eu depuis avant-hier 17h sont réellement du sommeil ou un évanouissement dû précisément à cette perte de rythme qui fait que mes repas décents sont en moyenne de 0.5 par jour. Le décalage entre les vies des êtres humains avec leur petit-déjeuner, déjeuner, diner, et les insomniaques, avec leurs cérales, leurs gâteaux et leurs fruits.
Misérable.
J'ai l'impression d'assister à un concours pour trouver la question, parmi toutes celles - destructrices - que je me pose, qui finira par me démolir complètement. Le paroxysme de ce fonctionnement stupide d'auto-torture mentale serait finalement atteint.
J'ai à chaque fois ce sentiment que c'est une situation unique, proche d'une fin irrémédiable et tragique, ce sentiment d'impuissance et de solitude, ce sentiment de vide...
Et ça recommence...
J'ai tendance, comme beaucoup d'autres, à ne pas voir mes problèmes, à minimiser les causes et le passé, à ne pas voir ces vérités là en face. Parce que j'ai peur d'être toujours le même, de rentrer dans des schémas de répétitions, où je vais toujours mal et que je me cherche de nouvelles raisons. Et finalement quand j'ouvre les yeux... c'est toujours aussi effrayant.
Maybe am I just fucked up ?
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