Le jour se couche et la nuit se lève. On pourrait bien dire que ce n'est qu'un renouveau, qu'un énième commencement, ce ne serait rien d'autre qu'un mensonge. Une chose s'empile sur l'autre, et l'ivresse vertigineuse nous gagne graduellement.

Je ne peux que mettre en doute ce qui est acquis, tenter de démêler le vraisemblable du faux-semblant. Chaque affirmation prend des airs de vérité, et chaque pas en avant entraîne son pas en arrière. L'inertie de la pensée, en quelque sorte. Il est alors évidemment difficile d'avancer, tellement l'impression de patauger est grande. Pourtant il n'y a pas de retour en arrière brutal, il n'y a que des avancées kamikazes. Il est facile de croire que l'avancée est grande, avant que celle-ci ne s'effrite sous le poids de ses propres erreurs.

Des théorèmes s'accumulent, comme autant d'affirmations fièrement agitées comme détentrices de la vérité universelle. Il n'en est rien. Pour autant, peut-on, pessimistes, se résigner à dénigrer toute avancée prétextant son absence d'universalité dans le temps ? L'arrogance de certains tient en peu de mots. Des affirmations aux allures de vérités universelles aux raisonnements universalistes il n'y a qu'un pas, l'arrogance, résumant en elle-même ignorance et prétention.

Toute vérité se retrouve dans sa mise en perspectives.

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