I love radiohead.

C'est con. Les idées pleuvent et sont noyées dans la peur.

Dans la brume.

Il descendit rapidement les trois marches, remontant son col, observant la buée produite par son souffle. Derrière lui, la porte se referma dans un grincement de tombeau. L'air avait une odeur particulière que l'on évoque avec nostalgie, une fois l'hiver passé. Le brouillard avait envahi les rues. Il aimait à l'observer, à le contempler. C'était une sorte de fascination, de rêve. Il souriait à l'idée que l'on puisse se réfugier dans cet amas de coton et y disparaître. Il marchait rapidement, contournant les voitures garées et coupant à travers les rues. Au détour d'un immeuble, la circulation apparut. Il dépassa l'herbe, observant avec attention les mouvements des voitures et des feux. « Là ». Et il fendit la circulation d'un trait.

Puis vint le silence, dans un grand fracas métallique. Le véhicule freina, dans un concours de ces sons aigus qui nous font toujours tourner la tête de curiosité. Le bitume donnait l'illusion de propreté face au ciel laiteux.

Un ruisseau rouge coulait de sa bouche, tachant le béton d'un souvenir de mort qui ne s'oublie jamais.